Grégory Gennaro
L’appel de Grégory Gennaro aux patriotes de gauche Chers camarades, patriotes convaincus venus des rangs de la gauche, je m’adresse à vous aujourd’hui, à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, pour vous convaincre de f
Chère Madame, cher Monsieur, J’ai eu le plaisir de constater sur votre site Internet que vous aviez publié le reportage de VSD intitulé « Les gauchos du FN » qui est en ligne sur mon site. A cette occasion, vous avez commenté ledit article e
Tribune politique de Grégory Gennaro Le sondage publié par l’IFOP avant-hier constate le succès enregistré par Marine Le Pen auprès des jeunes. 23% des 18-22 ans, c’est-à-dire ceux qui voteront pour la première fois à une élection prés
PATRIOTES SOCIAUX CONTRE MONDIALISTES LIBÉRAUX

Tribune politique de Grégory Gennaro

Je prends la plume aujourd’hui pour dire à François Hollande le mot qui me brûle les lèvres depuis maintenant trois jours que j’ai lu ses déclarations dans le journal britannique The Guardian : Merci. Oui, merci François Hollande, merci de tout cœur. Nous en rêvions secrètement, mais n’osions pas en espérer autant. Nous nous efforcions, tant bien que mal, de montrer la vérité aux Français, d’ouvrir leurs yeux. Moi-même personnellement, je m’employais à répéter à tous ceux que je croise chaque jour, dans la rue, dans les cafés, sur les marchés, que M. Hollande n’était pas le « vote utile » pour ceux qui souhaitaient exprimer leur ras-le-bol social dans les urnes, que M. Hollande était l’homme de la finance internationale autant que M. Sarkozy, que sa candidature ne pouvait et ne devait pas séduire les ouvriers, les chômeurs, les retraités et tous ceux qui souffrent dans notre pays.

Je le disais, oui, et depuis déjà longtemps, mais aucun de mes discours n’aurait pu avoir la force de la démonstration magistrale, sublime et stupéfiante que François Hollande lui-même est venu nous en apporter ! Nous n’avons jamais vu ça. Un candidat à l’élection présidentielle  qui caracole en tête des sondages vient de se suicider, de se saborder, de s’auto-détruire ! Le candidat prétendument « socialiste » a déclaré à la presse anglo-saxonne que ses amis d’outre-Manche n’avait aucun soucis à se faire : la gauche est devenue libérale depuis longtemps ! D’ailleurs, on n’a jamais autant privatisé que sous Jospin. C’est ce que les adversaires de M. Hollande répètent à tort et à travers, mais voilà que, pris d’un incroyable élan de sincérité, l’ancien Premier secrétaire du PS s’en va le crier à la face du monde !

Le masque est donc tombé. Et en tombant, il nous a révélé deux réalités cruciales que chacun devra avoir à l’esprit au cours de cette élection présidentielle.

La première réalité concerne la personnalité de François Hollande. Car on se demande bien comment les Français vont pouvoir faire confiance à un homme qui dit à chacun ce qu’il souhaite entendre, qui tient un discours tonnant  contre le monde de la finance devant un parterre de militants socialistes, puis qui s’assume ouvertement libéral devant les grands représentants de la presse capitaliste ! Gageons qu’il sera aussi pour le mariage homosexuel à la Gay Pride avant d’être contre devant les Catholiques corréziens, qu’il sera pour l’augmentation des budgets de la Défense en rencontrant les militaires et pour leur diminution lorsqu’il tentera de séduire les bobos pacifistes des Verts, qu’il sera contre la réouverture des maisons closes en présence des associations féministes et qu’il plaidera en sa faveur quand il en discutera avec son ancien ami Dominique Strauss-Kahn… Une sorte de politicien-caméléon, en somme, qui prend la couleur du milieu ambiant, dépourvu de toute vision à long terme.

La deuxième réalité est la plus grave. Ce que François Hollande nous a révélé, ce n’est pas seulement son absence totale de personnalité et d’envergure politique, c’est aussi la nature profonde de la gauche française. Car M. Hollande ne ment pas : la gauche est effectivement devenue libérale, la gauche est effectivement celle qui a le plus privatisé dans l’histoire politique française, la gauche est effectivement celle qui a le plus souvent trahi les classes sociales les plus défavorisées, celles qui l’avaient fait élire. Tout cela Hollande le sait bien, et il a même dû avoir tout le loisir d’en discuter avec son ami M. Papandréou, ancien premier ministre grec et actuel président de l’internationale socialiste, en siégeant à ses côtés au Parlement européen, dans le même groupe que lui !

Les Français doivent comprendre une fois pour toute que ce que l’on appelle encore la « gauche » n’est rien d’autre aujourd’hui que l’anesthésiant qui, à coup de beaux discours, permet de les endormir pour mieux faire passer les mesures ultra-libérales les plus radicales. Comme le disait déjà Philippe Seguin, la droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste : l’Europe. L’Europe de Bruxelles qu’elles servent et qui leur impose les politiques de rigueur drastique et criminelle que nous connaissons.  Le clivage qui se dessine désormais ne se joue plus entre droite et gauche, mais entre mondialistes libéraux et patriotes sociaux !

NI RELATIVISTES, NI IMPÉRIALISTES, PATRIOTES !

Tribune politique de Grégory Gennaro

Le monde politique et médiatique, depuis deux jours, ne parle plus que des propos de Claude Guéant. Le Ministre de l’Intérieur a déclaré, rappelons-le, que « Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. » Nicolas Sarkozy lui a emboîté le pas en confiant aux journalistes qu’ « une civilisation, un régime, une société qui n’accorde pas la même place et les mêmes droits à des hommes et à des femmes, ça n’a pas la même valeur ». Tous les commentateurs en sont visiblement persuadés : les propos de Claude Guéant étaient destinés à séduire l’électorat du Front national. Or, nous tenons à réaffirmer aujourd’hui avec la plus grande fermeté que nos positions sont diamétralement opposées à celles de M. Guéant. De deux choses l’une : ou bien M. Guéant fait de la démagogie pour affaiblir la dynamique de campagne de Marine Le Pen et il se trompe lourdement, ou bien ces propos reflètent le fond de sa pensée, et ils nous paraissent alors dangereux pour plusieurs raisons.

Affirmer que défendre l’humanité vaut mieux que la nier relève de la platitude la plus affligeante de la part d’un Ministre. Le problème se pose lorsque ce Ministre prétend s’arroger le droit de dire qui sont ceux qui défendent l’humanité et qui sont ceux qui la nient. En effet, les Français doivent savoir ce que ces propos signifient dans la bouche d’un ami de Nicolas Sarkozy, dont les sympathies atlantistes sont connues de tous. Le discours sur l’inégalité des civilisations est depuis plusieurs années celui des néo-conservateurs américains qui prétendent imposer le projet d’ « Amérique-monde » à toute la planète au nom de la liberté et de la démocratie. Une liberté et une démocratie que ces idéologues cherchent à répandre en bombardant ces fameuses civilisations qui valent moins que les autres – comprenez : les ennemis de l’impérialisme américain. Nul doute que M. Guéant, si on lui demandait de préciser sa pensée, nous dirait que l’Irak et la Lybie hier, l’Iran, la Syrie et le Venezuela demain, font partie du camp de ceux « qui nient l’humanité », tandis que leur libérateur occidental fait évidemment partie de ceux qui la défendent. D’aucuns rétorqueront que la liberté par le massacre de dizaine de milliers d’hommes et de femmes et au service de la domination d’une seule puissance n’a plus de liberté que le nom, mais cela importe assez peu aux réseaux pro-américains qui ont depuis longtemps fait de M. Sarkozy leur candidat.

Car si MM. Sarkozy et Guéant se rangent si volontiers dans le camp des néo-conservateurs américains – la plus belle illustration en fut d’ailleurs le retour de la France dans l’OTAN, dont l’avait fait sortir le Général De Gaulle –, c’est que là se trouve l’intérêt du patronat et du monde de la finance sur lesquels ils s’appuient et qui ont fait d’eux leurs « pions » dans l’échiquier politique. Depuis plus d’un siècle, beaucoup d’intellectuels de tous bords, de Georges Orwell à Jean-Claude Michéa, ont compris et analysé le fait que le règne tout-puissant du libéralisme devait passer par l’établissement d’un grand marché uniformisé sur toute la planète, détruisant sur son passage toutes les cultures, toutes les identités, toutes les frontières, tous les peuples, pour imposer sa loi. Car personne ne doit s’y tromper, en particulier parmi les nôtres : la civilisation que défend M. Guéant n’est pas celle de l’Occident traditionnel, c’est la civilisation du marché, c’est la civilisation de l’individualisme, c’est la civilisation de la société de consommation qui depuis un demi-siècle a produit sur notre sol une sous-culture que les véritables défenseurs de notre identité ne doivent en aucun cas soutenir.

Ce qu’il faut dire à M. Guéant, c’est que s’il y a aujourd’hui une civilisation qui nie l’humanité, c’est celle de l’ultra-libéralisme qui déracine les hommes pour les rendre interchangeables, qui les réduit à l’esclavage et à la misère sociale pour sauvegarder ses impératifs de production, qui nie toutes les cultures pour établir le règne de l’uniformité qui permettra demain à tous les hommes de consommer exactement les mêmes produits fabriqués dans le tiers-monde par des enfants de cinq ans. La négation de l’humanité, c’est sur ce terrain que nous voulons la combattre en luttant contre une mondialisation dévastatrice.

Nous, nous défendons toutes les cultures face à la non-culture mondialisée. Nous le faisons avec tous ceux qui partagent nos convictions, d’où qu’ils viennent, car comme le disait déjà Jacques Bainville il y a bien longtemps : « la France est mieux qu’une race, c’est une nation ». Que M. Guéant sache donc que ses propos démagogiques ne séduisent en rien les hommes et les femmes qui soutiennent le Front national, et qui savent que c’est Jean-Marie Le Pen et personne d’autre qui a présenté la première candidature d’un musulman à la députation en 1956, que c’est le FN et aucun autre mouvement qui a fait élire la première conseillère régionale de couleur en Ile-de-France, que dans notre esprit la défense de notre pays ne s’est jamais faîte au service d’un quelconque impérialisme mais précisément au nom du droit de tous les peuples à résister à la mondialisation, fidèles en cela, encore et toujours, au mot d’ordre lancé voici plus de vingt ans par Jean-Marie Le Pen : « Patriotes de tous les pays, unissez-vous ! ».

MÉLENCHON ET LE FRONT DE GAUCHE AIMENT LES RICHES !

Communiqué de presse de Grégory Gennaro, Directeur de campagne de Marie-Claude Aucouturier

Depuis plusieurs jours, le Front de Gauche diffuse, dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, un tract intitulé « le FN n’aime que les riches ! »

Professionnel de la désinformation et de la calomnie, le Front de Gauche inquiet des intentions de vote du peuple et des travailleurs en faveur du Front National révélés par les sondages, n’hésite plus à utiliser de basses manœuvres pour tenter de dissuader les électeurs de s’exprimer librement et démocratiquement dans les urnes.

Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche ne représentent nullement les aspirations des travailleurs français, délaissés par la nomenklatura bourgeoise des cadres socialo-communistes.

Ainsi, rappelons que le conseiller en communication de Monsieur Mélenchon n’est autre qu’Arnauld Champremier-Trigano, publicitaire et journaliste, neveu du fondateur du Club Med le multimillionnaire André Trigano et fils d’un politicien centriste, récemment fait Commandeur de l’Ordre National du Mérite par Sarkozy.

Le Front de Gauche qui trahit la classe ouvrière est très mal placé pour donner la leçon au Front National.
Cette nouvelle aurait de quoi faire rougir de rage le camarade Staline…

Le Front National incarne seul et plus que jamais la force du peuple et la France des oubliés.

CACHEZ CES PAUVRES QU’ILS NE SAURAIENT VOIR !

Tribune politique de Grégory Gennaro

Depuis quelques mois, la France semble touchée par une curieuse épidémie. Nogent-sur-Marne, Nice, Chartres, Montpellier, Marseille… Toutes ces villes sont frappées du virus de « l’anti-mendicité ». Les symptômes sont à chaque fois les mêmes : un beau jour, le Maire arrive tranquillement en Conseil municipal, et, tout à coup, décide de prendre un arrêté « anti-mendicité » pour « remettre de l’ordre » ! Ce virus doit sans doute attaquer le système nerveux de nos dirigeants, car ceux-ci se mettent alors à avoir un comportement tout à fait incohérent aux yeux de n’importe quelle personne saine d’esprit. Par exemple, à Marseille, alors que le Préfet nommé par le pouvoir a lui-même déclaré récemment qu’il y avait « plus de kalachnikovs qu’à Kaboul ! », M. Jean-Claude Gaudin a estimé que la priorité en matière de sécurité de la ville n’était pas d’aller faire un tour dans des quartiers où la police ne rentre plus depuis longtemps, mais de se protéger des pauvres dont le crime est de demander un peu d’argent pour pouvoir se nourrir ! C’est dire si ceux qui sont atteints par ce virus ont visiblement des facultés de jugement défaillantes !

Je ne suis certes pas médecin, mais mon simple bon sens me fait croire que derrière le virus anti-mendicité doit se cacher une cause bien plus profonde. En fait, et tous les spécialistes le confirmeront sûrement, le virus anti-mendicité ne peut à mon avis atteindre qu’un organisme profondément affaibli. Je pense même qu’il ne frappe que les corps déjà touchés par une grave maladie : le syndrome de Tartuffe ! Tartuffe, vous le savez, est ce personnage de Molière, faux dévot censé faire l’admiration de la Cour comme ceux d’aujourd’hui font l’admiration de l’oligarchie en place, et qui, voyant une femme à ses yeux insuffisamment vêtue lui crie : « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! ». Eh bien lorsque ce syndrome de Tartuffe frappe un corps politique, les globules ministériels et municipaux qui le gouvernent sont tout à coup détraqués et demandent à cacher les problèmes qu’ils ne sauraient affronter ! Ce qui, irrémédiablement, se traduit très vite par une dégénérescence totale de l’organisme et la nécessité pour toutes les cellules populaires de s’unir, afin de remplacer les globules défaillants par de nouveaux globules plus efficaces. D’ailleurs, un double vaccin présidentiel et législatif est souvent le meilleur moyen pour permettre à ces cellules d’agir !

Il ne s’agit pas pour moi de faire de l’esprit. Il s’agit de vous mettre en garde, vous, les gens qui me lisez. Car la France est réellement un corps vivant, une société dans laquelle toute attaque contre l’une de ses parties menace la totalité de l’organisme. Et ces cellules qui doivent réagir, c’est vous ! Si vous ne le faîtes pas, en médecine comme en politique, une mort certaine vous attend.

Vous devez réagir quand nos dirigeants s’attaquent aux pauvres parce que ce sont les seuls à ne pas pouvoir se défendre ! Le grand patronat qui fait pression sur le pouvoir pour laisser entrer l’immigration, les politiciens corrompus, les banquiers qui nous ont menés à la crise, eux sont bien trop puissants pour qu’un arrêté « anti-escroquerie politique et économique » ne soit jamais pris un jour ! On ne peut pas en dire autant, hélas, d’un SDF…

Vous devez réagir quand nos dirigeants invoquent comme prétexte à un acte déjà ignoble le fait de nous protéger de la délinquance d’origine étrangère ! En voilà un bon moyen, pensent-ils, de flatter l’électorat Front National ! Vous devez leur prouver que ce que nous réclamons, nous, c’est tout autre chose ! Nous voulons couper l’immigration à sa racine, nous voulons dire aux patrons que nous ne leur offrirons plus de la main-d’œuvre bon marché, nous voulons aider ces populations chez elles plutôt que leur faire croire à un Eldorado qui n’existe pas chez nous ! Mais en aucun cas nous ne voulons les confiner dans la misère pour leur demander ensuite de se cacher ! Jean-Marie Le Pen, qui fut le premier homme politique français à demander un moratoire sur la dette des pays en développement, pourrait témoigner le premier que notre souhait est certes de protéger les français, mais certainement pas d’accabler des pauvres que nos gouvernements ont eux-mêmes fait entrer chez nous pour les laisser ensuite errer dans les rues !

Vous devez réagir chaque fois que les gens que vous avez portés aux responsabilités sont pris en flagrant délit d’hypocrisie, et il ne saurait y avoir de plus grande fourberie que celle qui consiste à faire dégager de la voie publique des problèmes que l’on n’a pas le courage d’affronter en face !

Ce courage, nous, nous l’avons, nous dénonçons sans relâche les maux qui accablent chaque jour davantage les français et en particulier les plus démunis, et c’est en leur nom que je vous demande de nous aider à renverser ce système acculé à la faillite pour le remplacer par des hommes et des femmes de conviction, de cœur et d’humanité, qui dans l’opposition se font la voix du peuple, et qui demain au pouvoir seront la force du peuple !

OLIGARQUES FAITES PLACE À LA JEUNESSE FRANÇAISE !

Tribune politique de Grégory Gennaro

C’est avec un mélange d’amusement et d’agacement que j’ai lu l’article publié dans le Monde du 21 décembre dernier sous le titre « Quel avenir pour les jeunes en Europe ? ». Contrairement à ce que prétendait Laurent Fabius à propos du Front National, je serais tenté de dire que c’est le Monde qui pose de bonnes questions et apporte de mauvaises réponses… En effet, on y découvre ce que tout le monde peut déjà « sentir » en observant le terrain : les jeunes ne sont plus intéressés par la politique. Or, ces jeunes représentent rien de moins que 20% de la population totale de l’Union européenne. Et, à la grande stupeur de ceux qui nous gouvernent… ils se moquent comme d’une guigne de l’Union européenne ! Il faut dire qu’ils ont d’autres préoccupations : d’après cet article, l’UE compte 5 millions de jeunes chômeurs, soit 21% de la population active.

On pourrait se féliciter qu’un grand quotidien s’empare du problème. Mais ne rêvons pas : Le Monde restera toujours Le Monde, c’est-à-dire l’organe officiel du politiquement correct. Que propose-t-il comme solution ? Plus d’Europe ! « Renforcer le pouvoir politique de l’Europe en s’appuyant sur le Parlement » ! « Engager la construction d’une véritable politique publique européenne en direction des jeunes » ! Il suffisait d’y penser… Comme si une intégration toujours plus forte dans un système ultra-libéral, soumettant nos jeunes à une concurrence toujours plus forte, détruisant nos économies locales par la libre circulation des hommes et des capitaux, allait permettre, dans un grand sursaut que l’on nous promet depuis déjà trente ans, de réenchanter miraculeusement la vie de nos compatriotes.

A quelques mois d’échéances décisives, le message que je voudrais porter auprès des jeunes de notre pays est l’exact opposé de celui du Monde. Je voudrais leur dire que c’est au contraire en récupérant la maîtrise de leur destin qu’un avenir peut encore s’offrir à eux. Je voudrais leur dire que face à la mondialisation, seul l’Etat-Nation est encore performant pour les défendre. Je voudrais leur dire que ce n’est pas en concentrant toujours plus de pouvoir entre les mains d’une oligarchie à Bruxelles qu’ils verront leur sort s’améliorer. Je voudrais leur dire qu’un projet social d’envergure ne peut être mené que par un Etat à la fois stratège et proche de ses Citoyens, et certainement pas par une vaste construction technocratique qui sera bientôt au bord de la déroute lorsque sa monnaie unique, l’euro, se sera écroulée, c’est-à-dire dans quelques mois ! Je voudrais, en un mot, me battre pour leur montrer le droit chemin, celui de l’indépendance, car il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de prospérité sociale pour un peuple asservi !

Oligarques faites place à la jeunesse française !

LA FORCE DU PEUPLE POUR CHANGER LA VIE

Tribune politique de Grégory Gennaro

Une fois de plus, une fois de trop, les idées sociales, populaires et nationales que je défends depuis le début de mon engagement politique m’obligent à prendre la plume pour témoigner de mon indignation vis-à-vis de la loi adoptée de concert par l’UMP et le PS dans le silence médiatique le plus total « relative aux habitats légers de loisirs et à l’hébergement de plein air et portant diverses dispositions relatives au tourisme ». En réalité, au milieu de diverses dispositions techniques, cette loi dissimule une mesure profondément choquante : elle exige des personnes louant un emplacement dans un camping pour plus de trois mois à présenter au propriétaire du terrain un justificatif de domicile pour une autre résidence principale. Ainsi, les 85 000 français, selon les estimations de la Fondation Abbé Pierre, qui, faute de pouvoir se loger, résident dans des mobil-homes, seront transformés ipso facto en SDF, à l’initiative conjointe de l’UMP et du PS !

Ce scandale, comme tant d’autres, est écarté des débats en vue des campagnes présidentielles et législatives de 2012. Je l’affirme aujourd’hui : le journaliste qui aura le courage de s’emparer de ce thème pour mettre les candidats de l’oligarchie en place face à leurs contradictions aura gagné mon respect ! Car dans quelques mois, chacun entonnera sans complexe et sans scrupule le refrain social : Nicolas Sarkozy nous parlera des français qu’il a « protégé » face à la crise, alors qu’il contribue aujourd’hui à les mettre à la rue ; François Hollande tentera de gagner des voix en faisant la critique du bilan social de l’actuel Président, alors que son parti a voté cette loi infâme et que, pire encore, la députée Pascale Got, soutien d’Hollande depuis le début des primaires, a travaillé sur ce texte ! Que dira également l’extrême-gauche, quand on sait que le Parti communiste s’est timidement abstenu et n’a même pas pris la peine d’émettre des critiques sur ce sujet lors des débats à l’Assemblée Nationale ?

Les politiciens de l’UMP et du PS viennent de refermer un piège redoutable sur nos compatriotes les plus démunis. Pendant qu’ils laissent entrer en France une immigration massive sous la pression du patronat, pour que celle-ci fasse office de main-d’œuvre bon marché, et pendant que cette immigration est entassée par nos gouvernants dans des logements sociaux transformés de fait en ghettos, ils interdisent à nos compatriotes, qu’ils ont ainsi privé de résidence, d’aller habiter ailleurs !

Ce scandale, chacun doit s’en saisir, pour réclamer d’urgence que le dramatique problème du logement redevienne une priorité dans le débat public. Personnellement, je m’engage à militer de toutes mes forces dans mon activité politique en faveur d’un grand projet social ambitieux, qui ne visera plus à cacher les pauvres ou à leur interdire de se loger, mais qui leur permettra au contraire d’accéder à un niveau de vie décent. Il est temps, aujourd’hui, que les français ouvrent les yeux sur la complicité de l’UMP et du PS tous deux acquis au libéralisme et à la finance internationale. Dîtes et faîtes dire autour de vous, pour que le message soit clair, qu’il n’y a désormais plus aucun espoir à placer en eux ! Seul un changement profond de politique basé sur les valeurs de patriotisme, de solidarité et d’humanité peut nous permettre de relever la tête !

Pour ma part, mon choix est fait : c’est le choix d’un nationalisme populaire et social à dimension humaine, celui qui depuis Peron en Argentine jusqu’à Nasser en Egypte a permis à des nations que l’on croyait presque mortes d’étonner le monde et de tracer une troisième voie entre le libéralisme et le collectivisme marxiste. Cette voie, la mondialisation marchande a cherché à l’engloutir, mais quelques hommes et femmes en reprennent aujourd’hui le flambeau, car c’est à cette voie qu’il faudra demain donner notre voix. « Je suis une force qui va », disait Victor Hugo. Notre force à nous ne peut qu’aller de l’avant, car elle est la force du peuple en marche pour la reconquête de son destin !

LA FRANCE SE SUICIDE…

Tribune politique de Grégory Gennaro

C’est avec consternation et inquiétude que j’ai lu la dépêche publiée par l’AFP mardi dernier, révélant les proportions dramatiques du problème du suicide en France. A en croire le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 10 464 suicides ont été enregistrés dans notre pays en 2009. Pire encore, 5,5% des 15-85 ans auraient déjà fait une tentative de suicide dans leur vie ! De tels chiffres devraient sans nul doute faire réfléchir nos hommes politiques, mais à cinq mois de l’élection la plus décisive de notre République, aucun des candidats de l’hyperclasse n’a jugé nécessaire de faire la moindre déclaration sur un problème qui concerne directement le destin et les perspectives d’avenir des Français.

En vérité, ce que révèlent ces 10 000 suicides annuels et ce nombre toujours croissant d’idées suicidaires, c’est qu’il a cessé de « faire bon vivre » en France. Il suffit d’ouvrir les yeux sur le monde actuel pour s’en rendre compte. Un français moyen, aujourd’hui, a toutes les chances de se retrouver au chômage : s’il n’a pas fait d’études, il est « sous-qualifié » ; s’il en a fait, on lui préfèrera un diplômé étranger coûtant moins cher arrivé chez nous au titre de « l’immigration choisie » ; s’il est un « senior », on estimera qu’il n’est pas avantageux pour son entreprise de l’embaucher. Sans profession, ne percevant pour revenus que les modestes allocations versées par l’Etat, envoyant son CV à travers toute la ville sans résultat ou multipliant les emplois précaires à durée plus que limitée, il se sentira rapidement dépourvu de toute utilité sociale, réduit au rang de « parasite », en plus de ne pas pouvoir payer ses factures et faire vivre sa famille s’il en a une. Si, par chance, il trouve enfin un emploi, il n’est pas certain qu’il soit beaucoup plus gâté : fréquemment, il viendra grossir les rangs de ce nouveau prolétariat sous-payé et maltraité que l’on emploie aujourd’hui dans le secteur tertiaire, des rayons de supermarché aux bureaux de France Telecom, où les suicides à répétition ont récemment défrayé la chronique. Il faut ajouter à cela sa vie familiale, qui, dans un pays où près d’un mariage sur deux se termine par un divorce, a toutes les chances de péricliter suite à un éventuel licenciement.

Ce tableau dramatique qui, hélas, ne relève pas de la caricature, est tout aussi sombre pour les adolescents, l’une des catégories les plus touchées par le suicide. Dans cette période délicate, ils connaissent de plus en plus souvent le chômage et le divorce des parents, et, selon le quartier où ils habitent, les voitures brûlées dans leur cité, le racket dans leur lycée, et parfois même le viol pour les jeunes filles. Au-delà même de tous ces problèmes, c’est la question de l’avenir que nous pouvons leur offrir qui se pose à nous. Peut-on réellement avoir envie de vivre avec enthousiasme dans une société qui a pour seul horizon la consommation de masse et la société des loisirs, même lorsqu’il devient de plus en plus difficile de consommer et de s’offrir des loisirs ?

Nos hommes politiques nous ont vendu un rêve qui se transforme jour après jour en cauchemar. Dans la société de demain, des gourous de sectes écriront des best-sellers sur « comment trouver le bonheur en 20 leçons ? » pendant que leurs futurs adeptes continueront à faire de la France le pays où l’on consomme le plus d’antidépresseurs au monde. Il y aura de plus en plus d’émissions de télévision consacrées à la cuisine et de pages « recettes » dans les magazines féminins, mais on ne mangera plus que des organismes génétiquement modifiés dans des chaines de fast-food anglo-saxonnes car l’agriculture européenne aura été démantelée et les restaurants de qualité auront fermé sous le poids de la fiscalité. Il y aura de plus en plus de publicités pour agences de voyage et il n’aura jamais été aussi facile d’aller à l’autre bout du monde, mais alors qu’autrefois changer de région c’était changer de coutumes et d’univers, demain nous trouverons à l’autre extrémité de la planète les mêmes bâtiments en béton, les mêmes vêtements fabriqués par des enfants chinois à la demande d’entreprises américaines, les mêmes « stars » vendant leur sous-culture à des populations pour lesquelles l’obéissance aveugle à la mode aura remplacé le bon goût naturel. Il y aura de plus en plus de revues pornographiques affichées sans pudeur sur nos kiosques et de films douteux en accès libre sur Internet, mais les hommes devront acheter en masse des pilules contre l’impuissance pour échapper à un monde désormais dépourvu de toute sensualité et oublier leur propre misère sexuelle. Il y aura de plus en plus de femmes sur le marché du travail pour le plus grand bonheur des féministes, mais elles serviront d’armée de réserve pour le patronat qui les utilisera comme caissières payées la moitié du SMIC pendant que leurs enfants seront élevés dans des écoles dont ils sortiront sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter comme c’est déjà le cas de 20% d’entre eux en classe de sixième aujourd’hui. Tout le monde aura accès à l’art, mais en guise d’ « art » il n’y aura plus que des excréments étalés sur du papier glacé pour être vendus plusieurs millions de dollars par des « artistes » cyniques passant leur vacances à Dubaï. Tout le monde aura accès à la parole médiatique, mais ce sera pour permettre à des Français qui ne pourront plus s’exprimer dans les urnes sur leur avenir de raconter leurs problèmes de couples à la télévision, et de voter pour les candidats de la Star Academy à défaut de voter pour des élections politiques qui n’auront plus aucun intérêt à leurs yeux. Il n’y aura jamais eu non plus autant de « séries familiales » l’après-midi à la télévision, sans doute pour oublier que les familles n’existeront plus, totalement détruites et disloquées, dans ce « meilleur des mondes » où, comme disait déjà Ernest Renan, « on naît enfant trouvé et on meurt célibataire ».

Peut-on vraiment s’étonner que certains choisissent la mort physique dans une société qui ne leur offre plus que la mort économique, sociale, intellectuelle et morale ? Si nous voulons redonner l’espoir à nos compatriotes, c’est contre ce monde-là qu’il faut nous battre, un monde où une poignée de trusts commerciaux s’apprêtent à transformer la planète en un gigantesque marché de consommateurs abâtardis au nord et d’esclaves misérables au sud.

Le véritable débat qui se posera l’année prochaine, ce n’est pas de savoir comment gagner quelques points de croissance en plus, ni comment conserver notre triple A pour rester dans les petits papiers des agences de notation. Le débat, et disons même le défi, qui s’offre à nous est celui d’un changement profond de nos pratiques et de nos mentalités, pour revenir aux sources de notre civilisation : l’honneur, le courage, le respect, la mesure en toute chose, cette éthique qui depuis les Grecs jusqu’aux soldats de la Révolution en passant par les Romains a fait la grandeur de notre espace européen, et à laquelle il nous faudra revenir si nous voulons survivre. En laissant s’appauvrir notre peuple, en laissant le pouvoir à quelques oligarques dont la capacité de nuisance se vérifie tous les jours, en laissant se dégrader notre culture au point d’anéantir tout ce qui, pendant des générations, avait donné de l’espoir en l’avenir à nos parents et à nos grands-parents qui pensaient souffrir pour un monde meilleur, ce n’est pas seulement quelques 10 000 français, c’est la France toute entière qui se suicide chaque jour.